Je prépare une partie de l’argile servant à ma production.
C’est un Grès blanc provenant d’une ancienne carrière de sable pliocène située à Saint-Jouan-de-l’isle.
Je prépare une partie de l’argile servant à ma production.
C’est un Grès blanc provenant d’une ancienne carrière de sable pliocène située à Saint-Jouan-de-l’isle.
Dès la première cuisson de grès j’ai commencé à fabriquer mes émaux à partir de matières minérales récupérées dans la région.
Pour y arriver j’ai lu et relu le « Livre du Potier » de Bernard Leach, Lambercy « les matières premières céramiques et leur transformation par le feu », De Montmollin « pratique des émaux 1300° minéraux, roches et cendres», Alain Valtat « l’élément fer dans les glaçures » et « émaux de cendres ». Enfin le livre « l’Art des cinq éléments » de Jean Girel édité par la Fondation de Baur m’a beaucoup éclairé sur la pratique des émaux orientaux.
La récupération des matières nécessaires à la fabrication d’un émail est toujours un prétexte pour faire de belles rencontres et se balader .
Cette manière de vivre la poterie ouvre l’imaginaire, et atténue notre dépendance aux géants industriels comme Imerys et compagnie qui exploitent et saccagent partout dans le monde et en Bretagne aussi.
Les matières récoltées sont d’abord testées puis utilisées pour fabriquer l’émail. Nous avons tout ce qu’il faut sous nos pieds pour faire nos émaux nous même, c’est peut être plus de travail mais en sachant utiliser les ressources qui nous entourent nous gagnons en autonomie et en liberté. C’est une pratique collective car nous échangeons beaucoup entre collègues à propos de nos expérimentations.
Récupérées sur la côte, chez des tailleurs de pierres sous la scie à eau qui en découpant les blocs de roche génère une grande quantité de poussière . Nous en trouvons aussi dans certaines carrières de granit sous forme de « fine de carrière », considérées comme déchet et stockées dans des bassins .
ocre de Paimpont, ocre de Lieusaint (50)
La surprise au défournement ! Chaque fois c’est l’occasion d’apprendre.
C’est le moyen de cuisson que j’utilise depuis le début de mon apprentissage.
Le coût de construction d’un four est relativement abordable si on le construit soi-même .
Le combustible est accessible autour de nous, surtout à la campagne.
Les résultats sont le reflet des atmosphères oxydantes ou réductrices au cours de la montée en température mais également à la redescente. Cela permet de réaliser de nombreuses variations pour un même émail. La courbe de température dépend de la conduite de cuisson, de l’humeur des cuiseurs, de l’état de séchage du bois, de la météo.
Construit en février 2023, à partir des plans mis en ligne par l’équipe des pionniers du four GIREL3E. Un grand merci pour ce partage, fruit de longues années de réflexion sur les fours à bois.
Ce fût 4 semaines de chantier pour avoir un four qui marche bien.
Après une douzaine de cuissons, j’ai décidé de remplacer la hotte en métal par une hotte maçonnée en briques réfractaires et isolantes. Pourquoi ?
Parce que le métal n’aime pas les hautes température, je retrouvais après chaque cuisson des copeaux de fer rouillé sur la sole à la base de la cheminée. De plus, les parois métalliques de la hotte rayonnent beaucoup la chaleur, ce qui ne me mettait pas à l’aise sur le risque d’incendie. En effet j’ai un élément de la charpente passant à 45 cm de la hotte qui a commencer à prendre feu lors de la première cuisson….heureusement tout s’est bien terminé !
remplacement de la hotte et de la paroi intérieure de la cheminée.
L’enduit des parois extérieures du four a été réalisé en 3 couches :
Ce four est avantageux par sa faible consommation d’environ 1 m³ de bois sec par cuisson en faisant un palier d’1h à 1280° puis un autre palier au refroidissement.
Son ergonomie pour toutes les étapes, de l’enfournement au défournement permet de garder un dos en bon état…
